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Se conventionner Mon soutien psy : les conditions, la démarche, et les quatre mois d’attente

7 septembre 2026 — 9 min de lecture

Une psychologue debout à son bureau referme une grande enveloppe kraft remplie de documents.
Candidater en septembre, c’est une réponse attendue vers janvier : le délai fait partie de la décision.

Se conventionner Mon soutien psy ne se fait pas en remplissant un formulaire un dimanche soir. Il y a trois conditions à remplir, un dossier à déposer, et surtout un délai de réponse de quatre mois qu’il vaut mieux intégrer à votre calendrier avant de compter sur ces séances.

L’essentiel
  • Trois conditions : un diplôme ouvrant le titre de psychologue, trois ans d’expérience minimum, et un numéro RPPS.
  • Le RPPS est un préalable : le registre ADELI est fermé aux psychologues depuis juin 2024.
  • Trois ans d’expérience en psychologie clinique ou en psychopathologie, à temps plein.
  • Comptez quatre mois de délai de réponse à votre candidature.
  • Ensuite seulement viennent la convention à signer et les feuilles de soins à commander.
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Quatre mois d’attente, c’est le temps de choisir son organisation. Psy Agenda gère Mon soutien psy dès la première séance : motif dédié, compteur par patient et par année, feuille de soins imprimée sur le CERFA. Voir la page Mon soutien psy

Les trois conditions

Elles n’ont pas changé avec la convention de juin 2026, mais l’une d’elles s’est durcie dans les faits.

  1. Le titre de psychologue. Un diplôme, ou un parcours consolidé, attestant des compétences en psychologie clinique et en psychopathologie.
  2. Trois ans d’expérience au minimum, à temps plein, dans ce champ. C’est la condition qui écarte les jeunes diplômés — et il n’y a pas d’équivalent partiel.
  3. Un numéro RPPS. L’identifiant national à onze chiffres qui a remplacé le numéro ADELI. Sans lui, la candidature ne peut pas aboutir.

Le RPPS, à obtenir avant tout le reste

Le registre ADELI est fermé aux psychologues depuis juin 2024, et la bascule vers le RPPS s’est faite par les agences régionales de santé. Si vous ne connaissez pas votre numéro, il se retrouve dans l’annuaire santé ou dans le courrier de votre ARS ; si vous n’en avez pas, c’est la première démarche à engager, avant même de penser au conventionnement.

Un point qui a son importance au-delà du dispositif : le RPPS a vocation à figurer sur vos notes d’honoraires, au même titre que votre SIRET.

La démarche, et le délai

La candidature est examinée par le ministère chargé de la santé, sur la base de votre diplôme, de votre expérience et de votre inscription au RPPS. Le délai de réponse annoncé est de quatre mois.

C’est le chiffre à retenir, parce qu’il change la façon de décider. Candidater début septembre, c’est espérer une réponse vers janvier. Autrement dit : les séances conventionnées que vous imaginez pour cette rentrée-ci, ce sera pour la rentrée de janvier. Mieux vaut le savoir avant d’avoir promis quoi que ce soit à un patient.

Les modalités précises de dépôt et les pièces exactes à joindre relèvent de votre caisse et de votre espace amelipro : ce sont elles qu’il faut consulter au moment de constituer le dossier, plutôt qu’un article — le nôtre compris.

Ce qui vient ensuite

  1. La convention à signer. Une convention type, non négociable, valable un an et reconduite tacitement. Ce qu’elle engage mérite d’être lu avant, pas après.
  2. Les feuilles de soins à commander. Le formulaire S3130 est pré-identifié à votre nom et n’est transmis qu’aux psychologues conventionnés. Il se commande depuis amelipro ou auprès de votre CPAM — et il vaut mieux en avoir d’avance qu’en manquer un vendredi.
  3. Votre organisation à ajuster. Un motif de rendez-vous distinct, un compteur de séances par patient et par année civile, et la règle du présentiel pour le premier entretien. Les trois existent déjà dans Psy Agenda, il n’y a rien à construire.

Qui peut candidater

Le dispositif ne s’adresse pas qu’aux libéraux. La convention vise les psychologues exerçant en libéral, ceux qui sont salariés d’un centre de santé ou d’une maison de santé, et ceux qui ont une activité mixte. Si vous partagez votre semaine entre une institution et un cabinet, le conventionnement porte sur votre activité concernée, pas sur votre statut en général.

Un point pratique pour les salariés : les feuilles de soins pré-identifiées portent, outre votre nom et votre numéro Assurance Maladie, votre numéro FINESS et l’adresse de votre lieu d’activité. Les documents suivent donc le lieu, ce qui suppose de savoir depuis lequel vous facturez.

Quels patients cela concerne

Le dispositif s’adresse aux personnes à partir de trois ans présentant une souffrance psychique d’intensité légère à modérée. Ce n’est pas une formule administrative : c’est le périmètre de ce que la caisse accepte de prendre en charge, et c’est à vous d’en juger lors de l’entretien d’évaluation.

Autrement dit, le conventionnement ne remplace pas votre activité : il ajoute une file de patients pour lesquels un accompagnement court est indiqué. Ceux qui relèvent d’un suivi lourd ou prolongé n’entrent pas dans ce cadre, et il vaut mieux l’avoir en tête avant de bâtir un modèle économique dessus.

Cinq questions à se poser avant de déposer

  • Quel écart avec votre tarif ? Si vous consultez à 65 €, chaque séance conventionnée vous vaut 15 € de moins. Sur douze séances, l’écart se voit.
  • Quelle part de votre activité ? Vous n’êtes pas obligé de conventionner tout votre agenda. Beaucoup réservent quelques créneaux par semaine.
  • Combien de visio ? Le plafond de 20 % d’activité à distance s’apprécie sur l’année. Si votre pratique est largement à distance, le dispositif s’y prête mal.
  • Tiers payant ou non ? Obligatoire dans cinq situations, facultatif ailleurs — et ce choix se paie en délai de trésorerie.
  • Comment comptez-vous les séances ? Douze par patient et par année civile, sur toute votre file active. De tête, cela tient quelques mois ; pas plus.

Se conventionner : profiter des quatre mois d’attente

Quatre mois, c’est long, et c’est le bon moment pour préparer ce qui ne dépend que de vous : décider si vous pratiquerez le tiers payant au-delà des cas obligatoires, réfléchir à la part de votre activité que vous voulez consacrer au dispositif, et mettre en place le suivi des séances avant d’en avoir besoin. Une organisation improvisée en janvier se paiera en soirées de rattrapage.

Existe-t-il un logiciel qui gère Mon soutien psy ?

C’est la partie de la préparation qu’on remet toujours à plus tard, et la seule qui ne s’improvise pas. Le jour où la réponse arrive, vous prenez votre premier rendez-vous conventionné dans la semaine — avec, d’un coup, tout ceci à tenir.

  • Un compteur par patient dès le premier rendez-vous, sur l’année civile.
  • Un tarif verrouillé et des codes d’acte à ne pas confondre.
  • Une feuille S3130 à remplir sans erreur dès la première séance — et à commander avant d’en avoir besoin.
  • Un premier entretien au cabinet, jamais en visio.
  • Un plafond de 20 % d’activité à distance à surveiller toute l’année.

Votre logiciel actuel fait sans doute très bien l’agenda, le dossier patient et la note d’honoraires. Sur ces points-là, il ne vous aide pas — et ce n’est pas un reproche : ce sont des règles propres au dispositif, que rien d’autre dans votre exercice ne vous impose.

Nous avons relevé les pages publiques de quatre logiciels pour psychologues le 4 septembre 2026 — Terapiz, Mon Cabinet Libéral, MaGestionPsy et Perf’Psycho. Aucun des quatre n’annonce prendre en charge Mon soutien psy. C’est pourquoi tant de psychologues conventionnés comptent leurs séances sur un tableur, à côté du logiciel qu’ils paient.

Ce que Psy Agenda aura fait avant votre première séance

  1. Le rendez-vous se prend en motif Mon soutien psy : la séance est créée, comptée, rattachée au parcours du patient.
  2. Le quota se tient tout seul, sur l’année civile, avec l’alerte avant la douzième.
  3. Le tarif et le code s’appliquent selon le format du rendez-vous.
  4. La feuille S3130 s’imprime sur le CERFA en trois clics, dès la première séance.
Psy Agenda · notre logicielQuatre mois, c’est le temps de s’équiper

Le jour où la réponse arrive, vous prenez votre premier rendez-vous conventionné dans la semaine. Autant que l’organisation soit déjà en place — pas à inventer ce jour-là.

Aujourd’huiAvec Psy Agenda
Un tableur à créer dans l’urgence pour compter les séances→Le quota tenu dès le premier rendez-vous, patient par patient
Les premières feuilles remplies à la main, en apprenant→Le S3130 imprimé sur le CERFA en trois clics dès la première séance
Le tarif et le code à vérifier à chaque fois→Appliqués seuls, selon le format du rendez-vous

22 € par mois, tout compris. Moins d’une demi-séance conventionnée. Quinze jours d’essai, sans carte bancaire — et le dispositif Mon soutien psy est pris de bout en bout, de l’agenda au CERFA imprimé.

À retenir

Trois conditions, dont une — le RPPS — à régler en amont, et quatre mois d’attente. Le conventionnement n’est pas une décision qu’on prend le matin pour l’après-midi : c’est une organisation qui se prépare pendant que le dossier est examiné.

Sources, relevées le 6 septembre 2026

Cet article décrit un cadre réglementaire à la date indiquée. Il ne remplace ni un conseil juridique, ni les informations de votre caisse. Une erreur, une évolution ? Écrivez-nous, nous corrigeons.