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Mon soutien psy
Mon soutien psy : ce que change la nouvelle convention de juin 2026

Depuis le 19 juin 2026, une nouvelle convention type encadre le dispositif Mon soutien psy. Elle ne bouleverse pas le dispositif : elle consolide dans un seul texte ce qui s’était empilé par avenants depuis 2022, et elle ajoute deux exigences qui vous concernent directement — le RPPS, et l’entretien d’évaluation en présentiel.
- 50 € la séance, entretien d’évaluation comme séances de suivi. Aucun dépassement n’est possible.
- 12 séances par patient et par année civile : un entretien d’évaluation, puis jusqu’à onze séances de suivi.
- 60 % pris en charge par l’Assurance maladie, 40 % par la complémentaire santé du patient.
- Accès direct : le patient n’a plus besoin d’être adressé par un médecin.
- L’entretien d’évaluation se fait en présentiel, la convention l’exige explicitement — et l’activité à distance est plafonnée à 20 % de votre activité annuelle.
- Le RPPS est requis pour se conventionner — le registre ADELI est fermé depuis 2024.
- Le tiers payant est obligatoire dans cinq situations, facultatif ailleurs.
Ces règles se tiennent toutes seules dans Psy Agenda : le compteur des douze séances par patient, le tarif verrouillé à 50 €, et la feuille de soins S3130 qui sort déjà remplie, prête à imprimer sur le CERFA. Voir comment ça marche
Une convention type refondue, pas un nouveau dispositif
L’arrêté du 17 juin 2026, publié au Journal officiel du 19 juin, ne crée pas un dispositif : il remplace l’annexe entière de l’arrêté du 2 mars 2022, celui qui fixait la convention type d’origine. Entre les deux, le texte avait été modifié au moins trois fois — en janvier 2024, en juin 2024, puis par le décret du 13 mai 2025. Chacun avait déplacé une pièce : le tarif, le nombre de séances, l’adressage médical.
Le résultat était devenu illisible, y compris pour les psychologues déjà conventionnés, qui signaient un texte de 2022 dont la moitié des articles ne s’appliquaient plus. La convention de juin 2026 remet tout à plat dans un document unique. Si vous êtes conventionné depuis 2022 ou 2023, c’est bien ce nouveau texte qui s’applique à vous, sans que vous ayez à resigner.
Le tarif : 50 € la séance, sans dépassement possible
Le tarif d’une séance Mon soutien psy est de 50 €, depuis le 15 juin 2024. Il vaut aussi bien pour l’entretien d’évaluation que pour les séances de suivi. La convention est explicite sur un point qui revient souvent en formation : aucun dépassement n’est possible. Vous ne pouvez pas facturer 60 € à un patient au motif que c’est votre tarif habituel, ni lui demander un complément.
La répartition ne change pas : 60 % à la charge de l’Assurance maladie, soit 30 €, et 40 % à la charge de la complémentaire santé, soit 20 €. Un patient sans complémentaire garde donc 20 € à sa charge — c’est le point que la plupart des patients découvrent en séance, et qu’il vaut mieux annoncer au téléphone.
Un détail que la convention verrouille : le montant ne peut en aucun cas être modifié unilatéralement. Ni par vous, ni par la caisse. Il relève d’un arrêté ministériel.
Douze séances par année civile, entretien compris
Le compte se fait par patient et par année civile, pas sur douze mois glissants. Un patient qui commence en novembre repart donc avec un quota neuf au 1er janvier — c’est une bonne nouvelle pour lui, et une source d’erreur pour vous si vous comptez à la louche.
Le découpage est le suivant :
- Un entretien d’évaluation, unique, en début de parcours ;
- jusqu’à onze séances de suivi ensuite, soit douze au total.
Le quota est passé de huit à douze séances en juin 2024, en même temps que le tarif passait de 30 € à 50 €. Ces deux chiffres sont ceux que l’on trouve encore périmés sur beaucoup de pages en ligne : si une source parle de huit séances ou de 30 €, elle n’a pas été reprise depuis 2024.
L’entretien d’évaluation doit se tenir en présentiel
C’est la disposition la plus concrète du nouveau texte, et celle qui change une organisation : la convention pose que l’entretien d’évaluation doit nécessairement être réalisé en présentiel. Vous ne pouvez pas ouvrir un parcours Mon soutien psy en visioconférence.
Les séances de suivi, elles, restent accessibles à distance — mais pas sans limite. La convention plafonne l’activité à distance à 20 % de votre activité annuelle globale dans le cadre du dispositif. C’est la disposition la moins commentée du texte, et l’une des plus contraignantes : sur cent séances conventionnées dans l’année, vingt au maximum peuvent se tenir en visio. Le suivi à distance a d’ailleurs son propre code d’acte, distinct de celui du présentiel — autrement dit, la caisse voit exactement la proportion.
En pratique, cela impose de distinguer les rendez-vous dans votre agenda dès la prise de contact : le premier est forcément au cabinet, les suivants peuvent ne pas l’être, et il faut savoir où vous en êtes de votre proportion annuelle. Si une partie de votre patientèle est éloignée, cela vaut la peine d’être dit avant de fixer la date, plutôt que découvert en fin d’année.
Accès direct : le médecin n’est plus un passage obligé
Depuis juin 2024, le patient peut vous contacter directement. L’adressage par un médecin traitant, qui était la règle en 2022, n’est plus exigé — la convention de juin 2026 confirme cet accès direct. Le dispositif reste destiné aux troubles d’intensité légère à modérée ; il n’a pas vocation à couvrir une prise en charge lourde, et c’est à vous, lors de l’entretien d’évaluation, d’en juger et de réorienter le cas échéant.
Le RPPS est désormais exigé
Se conventionner suppose aujourd’hui un numéro RPPS, l’identifiant national à onze chiffres qui a remplacé le numéro ADELI. Le registre ADELI est fermé aux psychologues depuis juin 2024, et la bascule s’est faite par les agences régionales de santé.
Concrètement : pas de RPPS, pas de conventionnement possible. Si vous ne connaissez pas le vôtre, il se retrouve dans l’annuaire santé ou dans le courrier de votre ARS. Les deux autres conditions n’ont pas bougé : un diplôme ouvrant le titre de psychologue, et trois ans d’expérience au minimum en psychologie clinique ou en psychopathologie.
Le tiers payant : obligatoire dans cinq situations
Sur ce point, la règle en vigueur est claire, et souvent mal comprise. Le tiers payant sur la part Assurance maladie est obligatoire :
- pour un patient bénéficiaire de la Complémentaire santé solidaire ;
- pour un patient bénéficiaire de l’aide médicale d’État ;
- pour des soins en lien avec une affection de longue durée ;
- pour des soins en lien avec une maternité, à partir du sixième mois de grossesse ;
- pour des soins en lien avec un accident du travail ou une maladie professionnelle.
Pour tous les autres patients, il reste facultatif : vous pouvez le pratiquer, vous n’y êtes pas tenu. Dans ce cas, le patient règle les 50 €, et se fait rembourser sur présentation de la feuille de soins que vous avez remplie et qu’il a signée.
Plusieurs sites professionnels annoncent une généralisation du tiers payant sur la part Assurance maladie au 1er octobre 2026, au titre de la loi de financement de la sécurité sociale. La mesure est plausible et elle est cohérente avec le sens du dispositif.
Mais au 6 septembre 2026, nous ne l’avons trouvée ni sur ameli.fr, ni dans l’arrêté du 17 juin 2026, qui n’en fait aucune mention. Nous ne l’affirmons donc pas. Si vous préparez votre organisation de facturation pour l’automne, vérifiez auprès de votre caisse plutôt que sur un blog — celui-ci compris. Cet article sera mis à jour dès que la source officielle paraîtra. Le détail du circuit, lui, est dans notre article Tiers payant Mon soutien psy.
Se conventionner : la démarche, et le délai
La demande se dépose auprès du ministère chargé de la santé, qui examine votre dossier : diplôme, expérience, inscription au RPPS. Comptez un délai de réponse de quatre mois. Le conventionnement n’est pas un engagement à vie : la convention prévoit ses propres modalités de résiliation, de part et d’autre.
Faut-il se conventionner ?
Ce n’est pas à un éditeur de logiciel d’en décider, et la profession est loin d’être unanime : une part importante des psychologues libéraux refuse d’entrer dans le dispositif, pour des raisons qui tiennent au tarif, à l’encadrement du nombre de séances, et à la place donnée à la prescription dans la conception initiale. D’autres y voient un accès aux soins pour des patients qui, sinon, ne consulteraient pas.
Les deux positions se défendent, et ce n’est pas l’objet de cet article. Ce qui est certain, c’est que le conventionnement ajoute du travail administratif à votre semaine — et que ce travail est rarement compté au moment de décider.
Ce que le dispositif ajoute vraiment à votre semaine
Une séance Mon soutien psy, ce n’est pas seulement une séance à 50 €. C’est une ligne de plus dans un suivi que personne ne fait à votre place, et qui se rappelle à vous au mauvais moment : un vendredi soir, une feuille de soins qui manque, un patient dont vous ne savez plus s’il en est à sa neuvième ou à sa onzième séance.
Six tâches reviennent, pour chaque patient conventionné. Aucune n’est difficile ; c’est leur répétition qui coûte.
- 1Commander les feuilles de soinsPré-identifiées à votre nom, via amelipro ou votre CPAM. Et ne jamais tomber en rupture.
- 2Compter les séancesDouze par patient et par année civile, entretien d’évaluation compris. Le compte repart à zéro au 1er janvier.
- 3Choisir le bon codeLe code de l’entretien d’évaluation n’est pas celui des séances de suivi. Une erreur, et la feuille revient.
- 4Remplir et faire signerAprès chaque séance ou après plusieurs, à votre choix — mais toujours signée par le patient.
- 5Envoyer au bon organismeCelui du patient, pas le vôtre. En tiers payant, c’est vous qui postez.
- 6Suivre les paiementsVérifier ce qui est arrivé, relancer ce qui manque, corriger ce qui a été rejeté.
Comment se remplit une feuille de soins, concrètement
Le formulaire s’appelle S3130 — CERFA n° 16208*01. Il est réservé au dispositif : ce n’est pas la feuille de soins que vous connaissez peut-être d’un autre exercice, et il n’est transmis qu’aux psychologues conventionnés.
- Vous les commandez depuis votre espace amelipro, ou auprès de votre CPAM. Elles arrivent pré-identifiées : vos nom et prénom, votre numéro Assurance Maladie, votre numéro FINESS et, si vous êtes salarié d’une structure, l’adresse de votre lieu d’activité y sont déjà imprimés.
- Vous la remplissez après une séance, ou après plusieurs — la convention vous laisse le choix. Y figurent la date de chaque séance, le montant, et le code de l’acte : celui de l’entretien d’évaluation pour le premier rendez-vous, celui des séances d’accompagnement pour les suivants.
- Le patient la signe. Sans sa signature, elle n’est pas recevable.
- Elle part à la caisse d’assurance maladie du patient — la sienne, pas la vôtre. En tiers payant, c’est vous qui l’envoyez ; sans tiers payant, vous la lui remettez et il s’en charge.
Rien d’insurmontable. Mais c’est une écriture manuscrite, sur un formulaire papier, à partir d’informations qui sont déjà dans votre agenda et dans votre dossier patient. C’est très exactement le genre de tâche qu’un ordinateur devrait avoir faite avant que vous ne vous asseyiez — c’est ce que fait Psy Agenda : la S3130 sort de la séance déjà remplie, il ne reste que la signature du patient.
Comment vous êtes payé
Deux circuits, selon que vous pratiquez le tiers payant ou non.
Sans tiers payant. Le patient vous règle les 50 € à la séance. Vous lui remettez la feuille de soins remplie et signée ; il l’envoie à sa caisse. Elle lui rembourse 30 €, soit 60 %, et sa complémentaire prend les 20 € restants. Vous, vous êtes payé tout de suite — c’est lui qui avance et qui attend.
Avec tiers payant. Le patient ne vous règle pas la part Assurance maladie. Vous envoyez la feuille de soins à sa caisse, et c’est elle qui vous rembourse directement les séances réalisées. Vous avancez donc la trésorerie, et vous attendez le versement. Rappelons que ce tiers payant est obligatoire dans les cinq situations vues plus haut : vous n’avez pas toujours le choix.
Un point de vigilance qui revient souvent : si le tarif facturé dépasse le tarif conventionné, la feuille est rejetée par l’Assurance maladie et par la complémentaire. Pas de discussion, pas de paiement partiel — elle revient. À 50 € la séance et sans dépassement possible, l’erreur est vite arrivée si vous facturez à la main entre deux patients.
Existe-t-il un logiciel qui gère Mon soutien psy ?
Avant de répondre, reprenez ce que vous venez de lire. Le conventionnement, ce n’est pas seulement accepter un tarif : c’est s’engager à tenir, tout seul et toute l’année, cinq choses que personne ne surveille à votre place.
- Compter douze séances par patient et par année civile, sur toute votre file active, sachant que le compteur repart à zéro au 1er janvier.
- Savoir à tout moment quelle part de votre activité s’est faite à distance : le plafond est à 20 %, et la caisse, elle, le voit.
- Porter le bon code selon que la séance a eu lieu au cabinet ou en visio.
- Remplir à la main un formulaire papier à partir d’informations qui sont déjà dans votre agenda et dans votre dossier.
- Pouvoir prouver, des mois plus tard, qu’une séance facturée a bien eu lieu.
Votre logiciel actuel fait sans doute très bien l’agenda, le dossier patient et la note d’honoraires. Sur ces points-là, il ne vous aide pas — et ce n’est pas un reproche : ce sont des règles propres au dispositif, que rien d’autre dans votre exercice ne vous impose.
Nous avons relevé les pages publiques de quatre logiciels pour psychologues le 4 septembre 2026 — Terapiz, Mon Cabinet Libéral, MaGestionPsy et Perf’Psycho. Aucun des quatre n’annonce prendre en charge Mon soutien psy. C’est pourquoi tant de psychologues conventionnés comptent leurs séances sur un tableur, à côté du logiciel qu’ils paient.
Ce que Psy Agenda fait de Mon soutien psy
C’est précisément ce trou que nous avons voulu combler. Chez nous, le dispositif n’est pas une case à cocher : il est pris de bout en bout, depuis le rendez-vous jusqu’au formulaire imprimé.
- La séance naît dans l’agenda. Vous posez le rendez-vous comme un autre, en motif Mon soutien psy. La séance est créée, comptée et rattachée au parcours du patient.
- Le quota se tient tout seul. Douze séances par année civile et par patient : le compte se fait, et vous êtes prévenu avant la douzième — pas après.
- Le tarif et les codes s’appliquent. Le tarif réglementé et le code de l’acte sont posés selon la situation, sans que vous ayez à vous rappeler lequel va avec quoi.
- La feuille de soins s’imprime. Le S3130 se remplit depuis la séance et s’imprime directement sur le CERFA de l’Assurance Maladie. Trois clics, aucune ressaisie, aucune écriture à la main.
- Le circuit se suit. Ce qui est parti, ce qui est réglé, ce qui traîne : tout est dans le dossier, à sa date, avec le reste de votre facturation.
Le dispositif ne demande pas de l’intelligence, il demande de la mémoire et de la constance. C’est exactement ce qu’une machine fait mieux que vous, un vendredi à 20 heures.
22 € par mois, tout compris. Moins d’une demi-séance conventionnée. Quinze jours d’essai, sans carte bancaire — et le dispositif Mon soutien psy est pris de bout en bout, de l’agenda au CERFA imprimé.
À retenir
La convention de juin 2026 n’est pas une réforme, c’est une remise au propre. Les deux points à noter dans votre organisation : le RPPS est indispensable pour se conventionner, et le premier rendez-vous d’un parcours se tient au cabinet, jamais en visio. Le reste — 50 €, douze séances, 60/40, accès direct — était déjà en vigueur depuis juin 2024, mais se lit enfin dans un seul texte.
- Arrêté du 17 juin 2026 modifiant l’arrêté du 2 mars 2022 fixant la convention type (JORF n° 0142 du 19 juin 2026, NOR SFHS2615340A)
- ameli.fr — La feuille de soins psychologue (formulaire S3130, CERFA n° 16208*01)
- ameli.fr — Foire aux questions Mon soutien psy (espace psychologue)
- ameli.fr — Règles de facturation des séances avec tiers payant
- Arrêté du 2 mars 2022 fixant la convention type d’origine
Cet article décrit un cadre réglementaire à la date indiquée. Il ne remplace ni un conseil juridique, ni les informations de votre caisse. Une erreur, une évolution ? Écrivez-nous, nous corrigeons.