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Mon soutien psy
Tiers payant Mon soutien psy : qui est concerné, et quand vous êtes payé

Le tiers payant Mon soutien psy change qui vous paie, et quand. Le patient ne vous règle pas les 30 € pris en charge par l’Assurance maladie : c’est la caisse qui vous les verse, plus tard. Vous n’êtes pas toujours libre de le pratiquer, et cela déplace un peu de votre trésorerie. Voici qui est concerné, comment l’argent circule, et ce qu’on peut dire aujourd’hui de la généralisation annoncée pour le 1er octobre.
- Obligatoire dans cinq situations : Complémentaire santé solidaire, aide médicale d’État, affection de longue durée, maternité à partir du 6e mois, accident du travail ou maladie professionnelle.
- Facultatif pour tous les autres patients : vous pouvez le pratiquer, vous n’y êtes pas tenu.
- Il ne porte que sur les 60 % pris en charge par l’Assurance maladie, soit 30 € sur 50 €.
- C’est vous qui envoyez la feuille de soins à la caisse du patient, et c’est elle qui vous rembourse directement.
- Un dépassement de tarif fait rejeter la feuille, sans discussion et sans paiement partiel.
En tiers payant, c’est vous qui envoyez chaque feuille. Psy Agenda la remplit depuis la séance, au bon tarif, et garde la liste de ce que vous avez envoyé pour repérer un virement qui ne vient pas. Voir la page Mon soutien psy
Ce que « tiers payant » veut dire ici, exactement
Une séance Mon soutien psy coûte 50 €. L’Assurance maladie en prend 60 % à sa charge, soit 30 € ; la complémentaire santé du patient prend les 40 % restants, soit 20 €.
Le tiers payant dont il est question ne concerne que les 30 € de la part Assurance maladie. Quand vous le pratiquez, le patient ne vous les avance pas : vous envoyez la feuille de soins à sa caisse, et c’est elle qui vous verse la somme. Les 20 € de la part complémentaire, eux, restent dus par le patient — sauf dans les situations où il est couvert à 100 %.
Autrement dit : le tiers payant ne vous fait pas gagner d’argent, il en déplace le moment. Ce que le patient vous donnait à la fin de la séance, vous l’attendez maintenant de la caisse.
Les cinq situations où vous n’avez pas le choix
Le tiers payant sur la part Assurance maladie est obligatoire :
- pour un patient bénéficiaire de la Complémentaire santé solidaire ;
- pour un patient bénéficiaire de l’aide médicale d’État ;
- pour des soins en lien avec une affection de longue durée ;
- pour des soins en lien avec une maternité, à partir du sixième mois de grossesse ;
- pour des soins en lien avec un accident du travail ou une maladie professionnelle.
Dans plusieurs de ces situations, le patient est pris en charge à 100 % : il ne vous règle alors rien du tout, ni les 30 €, ni les 20 €. C’est la totalité de la séance que vous attendez du circuit de remboursement.
Pour tous les autres patients, c’est vous qui décidez
En dehors de ces cinq cas, le tiers payant reste facultatif. Vous pouvez très bien demander à votre patient de régler les 50 €, lui remettre la feuille de soins remplie et signée, et le laisser se faire rembourser par sa caisse puis par sa mutuelle. Vous êtes payé le jour même, il attend à votre place.
Beaucoup de psychologues conventionnés fonctionnent ainsi, et ce n’est ni un abus ni une mauvaise pratique : c’est le régime normal. Le tiers payant est une facilité que vous offrez au patient, et qu’il paie en délai — le vôtre.
Ce que ça change pour votre trésorerie
C’est le point que l’on mesure mal avant de s’y mettre. Si vous pratiquez le tiers payant pour, disons, six patients conventionnés vus chacun deux fois par mois, ce sont 360 € par mois qui sortent de votre encaissement immédiat pour entrer dans un circuit d’attente. L’argent finit par arriver ; simplement, il n’arrive plus le jour de la séance.
Pour un cabinet qui démarre, ou pour un mois où les charges tombent, la différence est réelle. Deux précautions valent mieux qu’une régularisation :
- Ne laissez pas les feuilles s’empiler. La convention vous laisse remplir une feuille après chaque séance ou après plusieurs : le confort du « je ferai ça plus tard » se paie en décalage de trésorerie.
- Tenez la liste de ce qui est parti et de ce qui est revenu. Sans ce suivi, une feuille perdue ne se remarque jamais — vous ne pouvez pas relancer un paiement dont vous ignorez l’absence.
Le motif de rejet qu’il faut connaître avant de commencer
Un point est sans appel : si le tarif facturé dépasse le tarif conventionné, la feuille est rejetée, par l’Assurance maladie comme par la complémentaire. Pas de paiement partiel, pas de négociation — elle revient. À 50 € la séance et sans dépassement possible, il n’y a aucune marge d’interprétation.
C’est d’autant plus vrai en tiers payant obligatoire : la feuille rejetée vous revient à vous, et pas au patient. C’est le genre d’erreur qu’un logiciel refuse à votre place : dans Psy Agenda, une séance Mon soutien psy est facturée 50 €, et rien d’autre. Les autres motifs de rejet — deux séances à la même date, code d’acte qui ne correspond pas au format de la séance, signature manquante — méritent un article à eux seuls, et ils l’ont.
Plusieurs sites professionnels annoncent qu’à partir du 1er octobre 2026, le tiers payant sur la part Assurance maladie deviendra la règle pour tous les patients, au titre de la loi de financement de la sécurité sociale. Si c’est le cas, le choix décrit plus haut disparaîtra : vous n’encaisserez plus les 30 € en séance, pour aucun patient.
Au 6 septembre 2026, nous n’avons trouvé cette mesure ni sur ameli.fr, ni dans l’arrêté du 17 juin 2026 qui refond la convention type et n’en dit pas un mot. Nous ne l’affirmons donc pas. Si vous préparez votre organisation pour l’automne, appelez votre caisse — et considérez le scénario comme possible plutôt que comme acquis. Cet article sera mis à jour à la parution de la source officielle.
S’organiser sans y passer ses soirées
Le tiers payant ajoute trois choses à votre suivi : savoir quels patients y ont droit obligatoirement, savoir quelles feuilles sont parties, savoir lesquelles ont été payées. Aucune n’est compliquée ; ensemble, elles font une comptabilité parallèle que personne n’a envie de tenir sur un carnet.
Existe-t-il un logiciel qui gère Mon soutien psy ?
Posez-vous la question autrement : ce que vous venez de lire, qui le tient aujourd’hui ? Tant que le patient règle en séance, il n’y a rien à suivre — l’argent est là. Dès qu’il passe par une caisse, cinq choses vous incombent.
- Savoir quels patients relèvent du tiers payant obligatoire — CSS, AME, ALD, maternité, accident du travail.
- Savoir quelles feuilles sont parties, et à quelle date.
- Savoir lesquelles ont été payées — et repérer celles qui ne le seront jamais si vous ne relancez pas.
- Ne jamais dépasser le tarif : au premier écart, la feuille est rejetée par les deux payeurs.
- Tenir tout cela pendant que votre trésorerie attend, elle, plusieurs semaines.
Votre logiciel actuel fait sans doute très bien l’agenda, le dossier patient et la note d’honoraires. Sur ces points-là, il ne vous aide pas — et ce n’est pas un reproche : ce sont des règles propres au dispositif, que rien d’autre dans votre exercice ne vous impose.
Nous avons relevé les pages publiques de quatre logiciels pour psychologues le 4 septembre 2026 — Terapiz, Mon Cabinet Libéral, MaGestionPsy et Perf’Psycho. Aucun des quatre n’annonce prendre en charge Mon soutien psy. C’est pourquoi tant de psychologues conventionnés comptent leurs séances sur un tableur, à côté du logiciel qu’ils paient.
Ce que Psy Agenda fait du tiers payant
Le suivi n’est pas un module à part : il vit là où la séance a eu lieu, dans le dossier du patient et dans votre facturation.
- La séance naît dans l’agenda, en motif Mon soutien psy. Sa date et son format — cabinet ou visio — sont posés à ce moment-là, et ne se ressaisissent plus.
- Le tarif et le code s’appliquent seuls, selon ce format. Le dépassement par inadvertance, qui fait rejeter la feuille, devient impossible.
- Le quota se tient patient par patient, sur l’année civile, et vous êtes prévenu avant la douzième séance.
- La feuille S3130 s’imprime sur le CERFA depuis la séance, déjà remplie.
- Ce qui est parti et ce qui reste dû se lit dans le dossier, à sa date, avec le reste de votre facturation — plus de tableur parallèle.
En tiers payant, vous ne savez plus ce qui a été envoyé ni ce qui a été payé — et une feuille perdue ne se remarque jamais toute seule.
22 € par mois, tout compris. Moins d’une demi-séance conventionnée. Quinze jours d’essai, sans carte bancaire — et le dispositif Mon soutien psy est pris de bout en bout, de l’agenda au CERFA imprimé.
À retenir
Le tiers payant n’est pas une faveur qu’on vous demande : dans cinq situations, c’est une obligation. Ailleurs, c’est un choix, et ce choix a un prix en trésorerie qu’il vaut mieux regarder avant de dire oui à tout le monde. Quant au 1er octobre, la prudence consiste à s’y préparer sans tenir la chose pour acquise.
- ameli.fr — Règle de facturation des séances avec tiers payant
- ameli.fr — Règle de facturation des séances sans tiers payant
- Arrêté du 17 juin 2026 fixant la convention type (JORF n° 0142 du 19 juin 2026)
Cet article décrit un cadre réglementaire à la date indiquée. Il ne remplace ni un conseil juridique, ni les informations de votre caisse. Une erreur, une évolution ? Écrivez-nous, nous corrigeons.